Deer Hunter

 

 

 

Dans la série Deer Hunter j’ai voulu exprimer la puissance de l’animal au travers de la thématique des vanités. Les ossements restent intacts pendant des siècles, voire des millions d’années si ils sont fossilisés. Je ne vois pas le crâne sous un aspect morbide, il m’évoque plutôt une forme de force vitale survivant à la mort de l’organisme.

Le fait de décorer le crâne le valorise, le transforme en objet de vitrine et de prestige que l’on expose au public. Loin d’être un rebut, un cadavre, il est magnifié.

Les décors renvoient au mouvement Anglais Art and Crafts, qui ne faisait pas de distinction entre l’artiste et l’artisan, et qui prônait un retour à l’observation méthodique des formes de la nature pour y puiser de nouvelles sources de créativité.

C’est pourquoi je m’inspire dans mes décors de plantes glanées au détour de promenades, afin d’exprimer le renouveau et d’insister sur la mort en tant que processus de transformation.

J'ai dessiné des usines sur certains crânes inspirées par les photos de Berndt et Hilla Becher ainsi que par les décorations du 19ème siècle que l'on pouvait voir sur les façades de certaines industries. Les friches industrielles dégagent une forme de poésie romantique, la poésie des ruines que j'ai voulu mettre en avant. Elles aussi font partie d'un cycle de vie et de mort, bien qu'il s'agisse d'un cycle crée par l'homme.

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